Que ne savons-nous pas du COVID-19 dans les villes canadiennes?

Rejoindre l'hôte de CUI Mary Rowe pour notre session «Que ne savons-nous pas du COVID-19 dans les villes du Canada?» sont Kate Graham, Senior Fellow of Municipal Leadership à l'Institut urbain du Canada, Thierry Lindor, fondateur de Colours of Covid, le maire Patrick Brown, le maire de Brampton, et Janice Abbott, PDG de Atira Women's Resource Society.

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. Faire face au «manteau du secret» dans les lieux de travail essentiels

La transparence est essentielle, selon le maire de Brampton, Patrick Brown. À Brampton, les principaux secteurs essentiels comme la transformation des aliments et la logistique du transport ont été plus occupés qu'avant la pandémie - embauchant du personnel supplémentaire et ajoutant des quarts de travail supplémentaires avec une demande accrue des consommateurs. Mais trop souvent, les employeurs coupent les coins ronds. Le maire Brown déclare: «Le privilège d'opérer pendant un verrouillage doit s'accompagner d'un examen plus minutieux.» Les employés sacrifient leur santé et nous devons à notre tour veiller à ce que des règlements et des mesures d'application soient en place pour garantir que les employeurs font tout leur possible pour assurer la sécurité de leurs travailleurs.

2. Solutions basées sur le lieu pour les problèmes locaux

Thierry Lindor, fondateur de Colours of COVID - un site web retraçant les expériences des communautés du BIPOC pendant la pandémie - rapporte que 71% des personnes interrogées dans une récente enquête ont déclaré qu'elles ne seraient pas prêtes à prendre le vaccin si on leur offrait demain. Il souligne un manque de confiance dans l'autorité, basé sur des antécédents de discrimination systémique et de rupture de confiance entre les populations autochtones et racialisées et les institutions censées les protéger. La solution, propose-t-il, est de travailler bloc par bloc, quartier par quartier, en se connectant et en travaillant avec les personnes directement sur le terrain.

3. Vous ne pouvez pas vous attaquer à ce que vous ne mesurez pas

Selon Kate Graham de CUI, de meilleures données conduisent à de meilleures connaissances, informations et résultats. Et ces données doivent couvrir l'éventail des défis auxquels les gens sont confrontés pendant la pandémie. Même si la majorité des Canadiens ne contracteront pas la maladie, les effets du COVID dans la population continuent d'être profondément ressentis - des pertes d'emplois et de la précarité au travail, aux répercussions sur la santé mentale et aux effets sur les enfants ayant un apprentissage virtuel. Les données doivent être collectées à un niveau aussi granulaire que possible, au niveau de la ville, du quartier, du lieu de travail et de la population, et aussi en tenant compte de l'intersectionnalité, pour comprendre comment des groupes particuliers en quête d'équité sont touchés. Pour Thierry Lindor, «vous ne pouvez pas vous attaquer à ce que vous ne mesurez pas.»

4. Équilibrer la transparence avec une stigmatisation accrue

Janice Abbott, PDG de la Atira Women's Society à Vancouver et Surrey, décrit les défis de rendre les données hyper-locales sur les infections et les décès par COVID plus transparentes pour le public. S'appuyant sur son expérience de travail dans le Downtown Eastside de Vancouver, elle parle des stigmates préexistants auxquels sont confrontées les populations vulnérables, qui ont été exacerbées par la pandémie.

5. Une conversation honnête sur le racisme et le COVID

Selon Thierry Lindor, COVID ne voit pas la race, mais il voit la pauvreté - et la pauvreté est plus susceptible d'avoir un impact sur les groupes vulnérables, y compris les femmes, les communautés racialisées et autochtones. Il cite un rapport récent sur les quartiers de Montréal montrant une corrélation directe entre le prix du pied carré dans l'immobilier et le nombre de cas de COVID. «Notre compréhension de la pandémie est liée à la lutte contre une autre pandémie appelée racisme. Nous avons besoin d'une conversation honnête si nous ne voulons pas passer par une troisième vague et potentiellement encore plus de vagues par la suite.

 

 

 

 

 

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