Comment réagissons-nous au racisme anti-noir dans les pratiques et conversations urbanistes?

Modéré par Jay Pitter, placemaker primé et agrégé supérieur de CUI de placage basé sur l'équité. Avec Orlando Bailey, directeur de l'engagement, BridgeDetroit & Detroit Host, Urban Consulate; Tamika Butler, directrice de la planification pour la Californie et directrice de l'équité et de l'inclusion, Toole Design; Anthonia Ogundele, fondatrice, Ethós Lab; et Will Prosper, cofondateur, Montréal-Nord Républik & Hoodstock.

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. Les espaces publics ne sont pas neutres

L'aliénation dans le domaine public est une expérience vécue pour les communautés noires du monde entier, et les corps noirs sont souvent considérés comme une menace dans l'espace public. En partageant leurs expériences de première main du racisme anti-noir, chacun de nos panélistes a prouvé qu'il n'y avait pas d'expérience noire unique et homogène. Des souvenirs d'enfance d'Anthonia Ogundele sur son aliénation du terrain de jeu à l'interdiction pour Orlando Bailey d'entrer à Saks avec sa mère, les espaces publics sont des sites de racisme et d'oppression quotidiens.

2. Les communautés noires vivent plusieurs crises à la fois de manière très différente

Alors que la pandémie du COVID-19 continue de menacer les communautés noires, Tamika Butler a expliqué en quoi le racisme institutionnel représentait une autre crise. En fait, ces deux crises imbriquées sont elles-mêmes ancrées dans les espaces physiques. Par exemple, les populations incarcérées, dans lesquelles les communautés noires sont surreprésentées, sont plus à risque pendant cette période étant donné la quasi-impossibilité de distanciation sociale dans les espaces confinés. Comme Will Prosper l'a décrit, la pandémie COVID a révélé combien d'espaces urbains ont été «conçus pour nous faire faillite».

3. Nous devons faire de la place pour le chagrin des Noirs

Le fardeau émotionnel du traumatisme intergénérationnel et de l'aliénation est immense: cela ne peut pas être supporté par les seules communautés noires, et il n'est pas non plus de leur responsabilité d'éduquer les autres sur l'histoire ou comment être antiraciste. Nous sommes tous complices des systèmes et des pratiques et devons collectivement supporter le poids émotionnel et la nécessité d'agir. Tout le monde dans la communauté urbaniste doit repenser son rôle dans ce système et autonomiser activement les voix marginalisées. En effet, Anthonia a souligné la nécessité d'autonomiser la jeunesse noire afin de repenser et de réinventer les espaces numériques et urbains.

4. Les universitaires et les professionnels de l'urbanisme ont un rôle essentiel à jouer

Pour aller de l'avant, Orlando Bailey a souligné que nous devons «interroger davantage où nous apprenons à être des urbanistes et des urbanistes». Les institutions académiques et les professeurs doivent réfléchir à l'amplification de l'expérience et de l'érudition des Noirs dans le programme et au-delà. Cette exclusion des voix noires ne se termine cependant pas en classe: elle est également présente sur le lieu de travail. On attend des urbanistes noirs qu'ils mettent leurs expériences vécues de côté pour «s'intégrer» dans leurs espaces de travail, supprimant ainsi les connaissances personnelles nécessaires pour aider les communautés urbaines à s'épanouir.

5. Il existe de nombreuses façons concrètes de prendre les mesures nécessaires

Les conversations inconfortables ne marquent que le début d'un effort à long terme pour éradiquer le racisme anti-noir. Les urbanistes non noirs doivent écouter et amplifier les voix noires: Jay Pitter's Un appel au courage: une lettre ouverte aux urbanistes canadiens est une lecture obligatoire pour les urbanistes d'un océan à l'autre. Jay a expliqué, il est essentiel de comprendre que «l'équité ne signifie pas sacrifier l'excellence». Elle a également souligné l'importance de renforcer les relations respectueuses avec les urbanistes noirs pour réinventer les espaces urbains inclusifs, partager une expertise précieuse et acquérir des connaissances personnelles sur la façon de construire des villes prospères.