Panneau COVID 200 jours: comment nos villes devraient-elles se préparer pour l'hiver?

Rejoignez notre hôte invitée Catherine Craig-St-Louis de CUI et Rues Principales pour notre deuxième série de panneaux COVID, 200 jours: comment nos villes devraient-elles se préparer pour l'hiver? - sont Olivier Legault, chef de projet chez Rues principales et co-fondateur, Winterlab; Isla Tanaka, planificatrice Wintercity à la ville d'Edmonton; Sheena Jardine-Olade, co-fondatrice de Night Lab; et Rami Bebawi, co-fondateur et associé chez KANVA.

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. La planification hivernale nécessite une approche systémique

Edmonton est devenu un exemple mondial en matière de planification des villes d'hiver. Isla Tanaka, urbaniste d'hiver pour la ville d'Edmonton, évoque l'imagerie d'un iceberg. Il n'y a que quelques éléments visibles au sommet, tels que les événements et les festivals, mais une planification hivernale efficace nécessite la prise en compte des facteurs sous-jacents, notamment les politiques, les règlements de zonage, les procédures d'entretien et d'exploitation, la conception urbaine et les infrastructures. Grâce à cette approche, la Ville a développé sa célèbre stratégie de ville d'hiver dirigée par la communauté.

2. Planification de la nuit

Sheena Jardine-Olade, dans le cadre de Night Lab, travaille à identifier les opportunités pour favoriser une économie nocturne florissante (NTE). Les planificateurs se concentrent sur ce que Sheena appelle la «nuit de fête» composée de commerces de rue principaux très visibles tels que des restaurants, des pubs, des boîtes de nuit, des théâtres et des arènes sportives. Mais d'autres activités de NTE nécessitent une considération égale, comme les concerts, les bureaux de nuit, l'usine et les travaux de service essentiels. Les villes doivent être planifiées sur une base de vingt-quatre heures pour améliorer la sécurité, l'accessibilité et l'inclusion pour tous les peuples à tout moment de la journée.

3. Les espaces publics sont pour plus que la consommation

Rami Bebawi, du cabinet d'architectes KANVA, appelle les urbanistes à penser au-delà de l'activité économique hivernale et à reformuler notre rapport à la nature. Nous devrions animer nos espaces publics pendant l'hiver à des fins au-delà de la simple consommation. Il doit y avoir un abandon du divertissement pour le plaisir du divertissement. Selon Rami, les lieux peuvent être des forums d'échange, de discussion, d'idées et de divertissement. Remi dit qu'il existe un équilibre délicat entre les activités prescrites et les opportunités pour les gens d'être créatifs.

4. Échelle de voisinage

Olivier Legault, du Laboratoire de l'Hiver, promeut l'idée de l'hiver de proximité. Sheena évoque l'idée de la ville de 15 minutes, un mouvement de planification visant à fournir tous les services dont une personne peut avoir besoin à distance de marche de son domicile. Ces approches sont hyperlocales et se concentrent sur des interventions à petite échelle. L'animation à cette échelle, c'est l'occasion pour les résidents et les entreprises de favoriser les liens et de s'approprier les espaces de leur quartier.

5. Changement de perception sur l'hiver

Il faut un changement culturel dans les villes canadiennes pour encourager les gens à passer plus de temps dehors dans le froid. La saison d'hiver n'est pas un bloc monolithique de l'année. Il existe de nombreuses possibilités tout au long de la saison pour profiter confortablement du plein air. Olivier et Isla parlent de stratégies de communication qui encouragent les adultes à «redécouvrir leur enfant intérieur» en suscitant des souvenirs émotionnels des hivers d'enfance passés à l'extérieur. Le groupe de travail communautaire derrière la stratégie des villes d'hiver d'Edmonton a demandé aux Edmontoniens: «Qu'est-ce qui vous ferait tomber amoureux de l'hiver à Edmonton?»