Comment la pandémie transforme-t-elle notre façon de travailler?

Rejoindre l'hôte de CUI Mary W. Rowe pour notre série continue de conversations franches - Comment la pandémie transforme-t-elle notre façon de travailler? - sont Armine Yalnizyan, économiste et boursière Atkinson sur l'avenir des travailleurs; Vicki Saunders, fondatrice de SheEO; Elizabeth Ha, vice-présidente de l'équité à la Fédération du travail de l'Ontario; Anila Lee Yuen, présidente et chef de la direction du Center for Newcomers; et Gretchen Gscheidle, fondatrice et PDG de GM Gscheidle R + D.

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. Le COVID a exacerbé la fracture numérique au Canada

Bien que la fracture numérique du Canada soit souvent évoquée en termes d'accès disproportionné à Internet ressentie par les collectivités nordiques et éloignées, il est également important de déceler les disparités croissantes au sein des villes canadiennes. Alors qu'une grande partie de la vie canadienne passe en ligne, ceux qui n'ont pas accès à des technologies vitales font face à de plus grands obstacles à l'emploi. Anila Lee Yuen souligne l'effet disproportionné que cela a sur les nouveaux arrivants canadiens confrontés au double défi de rechercher un emploi au milieu d'une pandémie et de s'adapter à la vie canadienne dans un cadre virtuel.

 

2. Le Canada a la responsabilité d'assurer la sécurité des travailleurs migrants

En tant que résidente de Windsor, en Ontario, Elizabeth Ha cherche à mettre l'accent sur les travailleurs migrants canadiens. Les flambées de COVID-19 parmi les travailleurs agricoles migrants ont mis en lumière les conditions de vie dangereuses. Les travailleurs migrants se rendent au Canada sur une base annuelle afin d'aider à mettre de la nourriture sur nos tables et sont devenus des contributeurs à part entière à l'économie canadienne. Elizabeth soutient que le gouvernement canadien a la responsabilité d'assurer la protection de ces travailleurs.

 

3. »Productivité »n'est pas toujours un mot à la mode utile

Le COVID-19 peut représenter une opportunité précieuse de transformer la façon dont nous parlons du travail. Les Canadiens qui ont le privilège de pouvoir travailler à domicile ont bénéficié d'une flexibilité accrue et de nouvelles formes d'établissement de relations. Au lieu de se concentrer sur la productivité, Vicki Saunders soutient que les entreprises devraient parler davantage en termes de capacités et de capacités individuelles. Alors que les enfants courent en arrière-plan des appels de zoom, on nous rappelle que la vie est incroyablement complexe et que les lieux de travail doivent être construits en tenant compte de ces complexités.

 

4. Il n'y aura pas de reprise économique sans un «She-Covery»

Les femmes sont parmi celles qui ont été le plus gravement touchées par le COVID-19. Les femmes ayant de jeunes enfants, en particulier, ont eu du mal à retrouver un emploi et ont été plus susceptibles que les hommes de connaître des heures réduites. Armine Yalnizyan soutient qu'il n'y aura pas de reprise économique sans une «She-Covery» et qu'il n'y aura pas de «She-Covery» sans garderies accessibles. Si les femmes ne retournent pas au travail, le revenu du ménage et les dépenses du ménage ne se redresseront pas. Cela est particulièrement préoccupant étant donné que 57% du PIB canadien est alimenté par les dépenses des ménages.

 

5. Les Canadiens retourneront dans les espaces de travail collectifs

Alors que de nombreux Canadiens travaillent actuellement à domicile, Gretchen Gscheidle ne doute pas que nous retournerons dans les espaces de travail collectifs. Cependant, on ne sait toujours pas comment les espaces de bureaux physiques seront structurés et à quoi ils serviront à l'avenir. COVID-19 a obligé les entreprises à repenser la manière dont elles structurent et conçoivent leurs espaces de bureaux physiques. Gretchen propose des établissements d'enseignement supérieur comme modèle potentiel pour les entreprises. Alors que les étudiants universitaires se rendent sur le campus pour participer à des séminaires et à des réunions de groupe, l'essentiel de leur travail est effectué à la maison.