Comment notre approche du logement et de l'itinérance change-t-elle?

Avec Leilani Farha, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit au logement; Margaret Pfoh, chef de la direction, Aboriginal Housing Management Association; Tim Richter, PDG, Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance; et John van Nostrand, PDG, Parcel Developments

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. Le logement est un droit de l'homme

Avec la mise en œuvre des commandes de maintien à domicile dans les villes de toutes tailles, il est devenu évident que le logement est la première ligne de défense contre le COVID-19. Au cours des 30 dernières années, nous avons perdu de vue le droit de chaque personne à un logement convenable et sûr, et avons plutôt permis au logement de devenir une marchandise qui peut être échangée à des fins lucratives. La perte de la valeur sociale du logement qui en a résulté a mis à nu les terribles conséquences pour la santé publique, des milliers de Canadiens étant incapables de simplement «s'abriter sur place»

2. La promotion du logement est la prochaine profession

Une vision holistique à 360 degrés des crises du logement au Canada et de «l'explosion» relativement récente de «l'itinérance moderne et massive» est nécessaire pour corriger ce droit de la personne fondamental. Nous devons regarder le logement et le sans-abrisme dans son intégralité, et ne pas nous fixer sur la forme bâtie comme seule solution. Une approche à plusieurs volets qui incorpore une variété d'actions sociales, politiques et architecturales est nécessaire pour faire face aux complexités inhérentes à la recherche d'une solution à long terme. Un panéliste a suggéré que nous devions peut-être créer une nouvelle catégorie professionnelle: les défenseurs du logement.

3. Quelle est la différence entre les ventilateurs et les logements? Rien!

Une réponse collaborative qui transcende les juridictions est nécessaire pour prendre des mesures immédiates contre l'itinérance et le logement. Le gouvernement fédéral est entré dans le domaine provincial de la santé au moment le plus nécessaire, pour se procurer et distribuer des ventilateurs. Et les mêmes actes héroïques sont nécessaires pour résoudre la crise du logement - qui est actuellement du domaine provincial. Toutes les mains (juridictionnelles) sur le pont!

4. Pas de retour

Le COVID-19 a révélé les lacunes existantes et les inégalités structurelles dans les infrastructures urbaines et sociales. Oui, nous avons besoin d'une réponse d'urgence efficace pour répondre aux besoins de nos citoyens les plus vulnérables. Mais nous ne pouvons pas risquer de revenir à la façon dont les choses étaient - avec trop de personnes sans abri, sous-logées, précaires ou dépossédées. La crise du logement est le résultat de décisions et de directives politiques systémiques de tous les niveaux de gouvernement. Et cela a ébranlé les fondements de la fondation même de communautés autrement résilientes. Il est temps pour toutes les juridictions de travailler ensemble, mais cette fois avec les travailleurs de première ligne et ceux qui ont une expérience vécue pour s'attaquer une fois pour toutes à cette vulnérabilité béante.

5. Simplement fais-le

Nous savons tous que les villes sont confrontées à plusieurs couches de tragédie humaine: les crises des opioïdes, le sans-abrisme et la violence domestique. Et la liste est longue, et malheureusement, continue de se construire. Et ils sont tous liés à la précarité du logement. Trop c'est trop. Les crises du COVID-19 nous ont montré que nous pouvons surmonter des obstacles extraordinaires rapidement et efficacement. Nous devons être «courageux et intrépides» dans notre engagement collectif à résoudre les crises du logement qui touchent toutes les villes du Canada. Dans une référence à Tracy Chapman, un panéliste a suggéré que nous pourrions «parler d'une révolution» - où les gouvernements sont poussés, et les gens et les organisations à but non lucratif sont habilités.