Comment le droit au logement peut-il aider les gouvernements locaux à mettre fin au sans-abrisme?

Rejoindre l'hôte de CUI Mary W. Rowe pour notre série sur ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui va suivre, alors que nous (ré) imaginons le droit au logement - Comment le droit au logement peut-il équiper les gouvernements locaux pour mettre fin au sans-abrisme? - sont Rebecca Alty, mairesse de Yellowknife, TNO; Ana Bailuneo, conseiller du quartier 9 et maire adjoint du secteur sud de la ville, Toronto, ON; Lisa Helps, maire de Victoria, Colombie-Britannique; Scott McKeen, conseiller du quartier 6, Edmonton, AB; et Berry Vrbanovic, maire de Kitchener, ON.

5 Clé
Plats à emporter

Un résumé des idées, des thèmes et des citations les plus convaincants de cette conversation franche

1. Les municipalités prennent l'initiative

Avant le COVID-19, les municipalités canadiennes avaient déjà commencé à s'attaquer au double défi de l'itinérance et du logement abordable. Aujourd'hui, alors que le COVID-19 oblige un plus grand nombre de Canadiens à descendre dans la rue, de nombreuses municipalités redoublent d'efforts et trouvent des moyens novateurs de loger ces populations vulnérables. La lutte contre l'itinérance est devenue une partie intégrante de la lutte contre le COVID-19, invoquant le langage des droits de la personne partout au Canada et prouvant la nécessité d'une collaboration entre les juridictions.

2. La protection du droit au logement est la responsabilité de tous les gouvernements et secteurs

Bien que les municipalités aient fait des progrès importants, il y a des limites à ce qu'elles peuvent accomplir seules. Grâce à des collaborations avec les gouvernements fédéral et provinciaux / territoriaux, le logement doit devenir à la fois plus abordable et plus abondant. Les secteurs à but non lucratif et privé ont également un rôle à jouer pour garantir la fourniture de logements abordables, car le secteur public ne peut à lui seul répondre à la demande croissante.

3. Il est temps de passer des plans ad hoc à des solutions de logement à long terme

Depuis le début du COVID-19, de nombreuses municipalités à travers le Canada sont allées de l'avant avec des moyens nouveaux et novateurs de sécuriser un logement temporaire pour les sans-abri. Dans certains cas, les villes ont acheté de toute urgence des hôtels et des motels pour permettre une distanciation sociale parmi les personnes sans domicile fixe, ou ont rénové des bâtiments en difficulté en logements sociaux. Toronto, par exemple, rapporte avoir hébergé 1 300 personnes jusqu'à présent pendant la pandémie. Cependant, de nombreuses villes ont connu une augmentation significative du nombre de campements de sans-abri car de nombreux refuges restent à pleine capacité et les gens cherchent des alternatives. Alors que les hôtels rouvrent et que les arénas de hockey récupèrent leurs espaces, il est urgent d'élaborer des stratégies de logement viables à long terme alors que nous nous dirigeons vers la reprise socio-économique du Canada.

4. Il n’existe pas d’approche universelle

Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles les individus se retrouvent sans maison - aucune histoire ou expérience n'est la même. En conséquence, les besoins des personnes en situation d'itinérance varient considérablement (malgré la lutte commune pour accéder au logement). Les efforts pour lutter contre le logement et le sans-abrisme doivent donc être construits en tenant compte de cette diversité de besoins. Parmi les exemples cités par le panel, Place Ambrose à Edmonton est un exemple de la façon dont le logement avec services de soutien peut être adapté à la fois aux personnes et au lieu.

5. Reconnaître les intersections entre le logement et la santé est essentiel

On ne peut pas traiter de manière significative le sans-abrisme sans reconnaître également la nature intersectionnelle de cette question. L'itinérance est intrinsèquement liée à la santé physique et mentale. C'est pour cette raison qu'Ambrose Place, et d'autres comme lui, continuent de fournir à leurs résidents une variété de soutiens supplémentaires qui vont au-delà de la simple fourniture de logements. Parmi les acteurs qui doivent se présenter à la table, les ministères de la Santé de toutes les provinces canadiennes sont des partenaires essentiels.